Justin, fils de Priscus, né à Flavia Neapolis en Palestine au début du IIe siècle, s’enflamma d’une telle ardeur pour la philosophie qu’il se fit inscrire comme disciple dans toutes les sectes existantes. Aucun système ne le satisfit. Sortant un jour sur le bord de la mer, il rencontra un…
Et maintenant une histoire ! Posts
Sainte Euphrasie eut pour père Antigone, proche parent de l’empereur Théodose le Grand ; elle naquit à Constantinople en 380. Sa mère, devenue veuve l’année suivante, refusa de se remarier et se retira en Égypte avec son enfant, visitant les solitudes de la Basse-Thébaïde et distribuant dans les monastères d’abondantes aumônes. La jeune Euphrasie fut tellement édifiée de la ferveur d’un des couvents qu’elle ne voulut plus le quitter. Sa mère l’y laissa et la fillette commença dès lors une vie tout angélique de prière, d’humilité, d’obéissance et de mortification. Elle balayait le couvent, faisait les lits, tirait de l’eau pour la cuisine, s’exerçait aux plus bas travaux de la maison, tout cela avec une grande joie surnaturelle. Le démon, prévoyant les heureux résultats de sa ferveur, lui fit cruellement la guerre d’abord par de fortes tentations intérieures, qu’elle surmonta en se mortifiant davantage et en prenant l’avis de sa supérieure ; puis par des vexations extérieures intolérables : il la jeta dans un puits, la précipita d’un troisième étage, renversa sur elle une chaudière d’eau bouillante. Aucune de ces épreuves ne vint à bout du courage d’Euphrasie. Mais l’empereur, son parent, lui rappela qu’elle avait été fiancée à un jeune seigneur à l’âge de 5 ans et qu’il était temps de contracter le mariage promis. Désolée, elle plaida si bien sa cause que Théodose lui-même s’interposa pour qu’elle pût rester au couvent. Elle continua donc sa vie religieuse jusqu’au moment de sa mort, en 410.
Fils du roi arien Léovigilde, qui gouvernait au VIe siècle les Wisigoths d’Espagne, Herménégilde fut converti à la foi catholique par Lèandre, évêque de Séville. Son père, demeuré arien, fit tout pour le ramener à l’hérésie. Comme Herménégilde répondait avec une constance inébranlable qu’il ne pourrait jamais quitter la vraie…
Le pape saint Jules, fils de Rustique, brilla remarquablement par la sainteté de sa vie et par son zèle à affermir la foi chrétienne. L’arianisme progressait dangereusement dans tout l’Orient et chassait de leurs diocèses un grand nombre de saints évêques : saint Jules reçut les proscrits à bras ouverts, surtout…
Léon Iᵉʳ naquit en Toscane, dans l’Italie centrale, à la fin du IVe siècle. Il gouverna l’Église en un temps où l’empire s’effritait, où les hérésies se multipliaient. Les Huns, commandés par Attila, le « fléau de Dieu », avaient une première fois menacé Paris, d’où les prières de sainte Geneviève les…
Antoine Neyrot naquit à Rivoli, au diocèse de Turin. Il était d’une des meilleures familles de cette ville et entra tout jeune encore au couvent dominicain de Saint-Marc, à Florence, dont saint Antonin était alors prieur. Il y fit profession entre ses mains et fut envoyé en Sicile. Or il…