Raymond, de la noble famille de Pennafort, enseigna d’abord la philosophie à Barcelone, sa ville natale. Il se rendit ensuite en Italie, où il conquit son grade de docteur en droit à l’Université de Bologne. Ramené en Espagne par son évêque, il devint chanoine et prévôt de l’église de Barcelone. S’étant fait Dominicain vers sa 45ᵉ année, il encouragea saint Pierre Nolasque, son pénitent, à fonder, de concert avec Jacques Ier, roi d’Aragon, l’Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour le rachat des captifs. Devenu le confesseur du pape Grégoire IX, il réunit les décrets des Souverains Pontifes en un seul volume, appelé Décrétales. Il refusa constamment l’archevêché de Tarragone, que lui offrait le Pape lui-même, et se démit de sa charge de général des Dominicains qu’il avait exercée très saintement pendant deux années. Alors qu’il se croyait libéré de toute responsabilité, les papes lui confièrent de délicates missions en Espagne, comme de choisir des évêques, d’examiner les uns, de déposer les autres, de porter des excommunications. Raymond menait une vie austère, ne mangeant qu’une fois par jour, excepté le dimanche, se donnant la discipline toutes les nuits, demeurant presque continuellement en oraison, se confessant chaque matin avant de célébrer. Animé d’un grand zèle, il enseignait l’hébreu et l’arabe aux religieux qui se destinaient à évangéliser les Juifs et les Maures. C’est à sa demande que son confrère saint Thomas d’Aquin composa la Somme contre les Gentils, pour aider les missionnaires à réfuter les erreurs des païens instruits. Dieu accorda à saint Raymond le don des miracles. Un jour, en particulier, voulant revenir de l’île Majorque à Barcelone, il n’eut qu’à étendre son manteau sur la mer, et, après six heures de voyage, il entra dans son monastère toutes portes closes. Il mourut en 1275, à l’âge de 99 ans.
Saint Raymond de Pennafort, Confesseur
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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