25 août 2026Saint Louis, Roi de France

Louis de France, le futur Louis IX, naquit à Pois­sy en 1215. Sous la régence de Blanche de Cas­tille, le modèle des reines et des mères, il fit son appren­tis­sage du métier du roi. Il fit sur­tout son appren­tis­sage de la vie chré­tienne : lui-même rap­pe­lait plus tard que sa mère lui avait don­né à entendre qu’elle aime­rait mieux le voir mort que cou­pable d’un péché mor­tel. À 19 ans, Louis épou­sa Mar­gue­rite de Pro­vence, dont il devait avoir onze enfants. Le roi avait une vie de pié­té qua­si monas­tique : il enten­dait chaque jour messe et vêpres chan­tées, et tout l’Of­fice, se levant à minuit pour Matines ; il se confes­sait tous les ven­dre­dis ; il intro­dui­sit dans sa cha­pelle la cou­tume de flé­chir le genou à ces mots du Cre­do : « Et homo fac­tus est », cou­tume qui a été depuis adop­tée par l’É­glise uni­ver­selle. « On me fait un crime de mon assi­dui­té à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne, je les pas­sais au jeu ou à la chasse. » Son amour de la science lui fai­sait accueillir fré­quem­ment les doc­teurs de l’U­ni­ver­si­té de Paris, en par­ti­cu­lier saint Tho­mas d’A­quin et saint Bona­ven­ture. Affi­lié lui-même au Tiers-Ordre de saint Fran­çois, Louis avait grande com­pas­sion pour les pauvres et les malades, qu’il aimait à ser­vir à table. Il avait le plus grand sou­ci de la jus­tice, don­nant volon­tiers audience sous le chêne de Vin­cennes. S’il prit par­fois des mesures contre les Juifs, c’é­tait uni­que­ment à cause de leurs pra­tiques usu­raires ou du dan­ger que leurs dis­cours fai­saient cou­rir à la foi de ses sujets. Prince paci­fique, il sut néan­moins faire res­pec­ter l’hon­neur de la France. À la suite d’une mala­die, il fit vœu d’en­tre­prendre une croi­sade pour recon­qué­rir Jéru­sa­lem. D’a­bord vic­to­rieux, il tom­ba ensuite aux mains des Sar­ra­sins, dont il fit l’ad­mi­ra­tion. Reve­nu en France, il éle­va la Sainte Cha­pelle pour rece­voir la sainte Cou­ronne d’é­pines qu’il tenait de l’empereur de Constan­ti­nople. Il entre­prit en 1270 une nou­velle croi­sade, dans le des­sein de conver­tir les musul­mans ; mais une épi­dé­mie déci­ma son armée et l’at­tei­gnit lui-même. Les bras en croix et cou­ché sur la cendre, il mou­rut en terre afri­caine le 25 août 1270.


  • L’imagier de la Vierge (suite)

    L’imagier de la Vierge (suite)

    AUSSITÔT que le pacha fut par­ti, Dja­mi­lék ren­voya ses femmes et se mit au lit, pro­met­tant de dor­mir mais sa tête brû­lait, l’af­front qu’elle venait de subir se pré­sen­tait sans cesse à sa pen­sée avec mille cir­cons­tances aggra­vantes, en sorte qu’elle se leva bien­tôt et ordon­na qu’on ral­lu­mât les lampes, ne pou­vant plus sup­por­ter le silence et l’obscurité. Depuis son enfance, Dja­mi­lék s’en­ten­dait dire qu’elle était belle et digne de par­ta­ger le trône d’un sul­tan. Le refus des chré­tiens bou­le­ver­sait toutes ses idées chez elle, la sur­prise éga­lait au moins l’indignation. — On m’a donc trom­pée ?… se disait-elle. Lorsque…

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  • L’imagier de la Vierge (suite)

    L’imagier de la Vierge (suite)

    LE pacha, cette nuit-là, ne dor­mit point. Au petit jour, il fit appe­ler le chef de ses imans, vieillard rem­pli de sagesse et son plus intime conseiller. — Aide-moi, lui dit-il, à sau­ver ces Fran­çais. Deve­nus musul­mans, ils seront pour moi des sol­dats excel­lents et dont j’ai le plus pres­sant besoin, car les der­nières batailles ont gran­de­ment réduit le nombre de mes guer­riers. Je ne trouve à enrô­ler que des esclaves, des marau­deurs, bons à piller une ville sans défense ou à égor­ger des trai­nards, mais qui lâchent pied à la pre­mière affaire sérieuse. Les Francs sont d’une autre étoffe,…

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  • L’imagier de la Vierge

    L’imagier de la Vierge

    IL y avait une fois trois com­pa­gnons, de petite nais­sance, mais de foi ardente et de mâle cou­rage, qui avaient quit­té mai­sons et familles pour aller déli­vrer le tom­beau du Sau­veur. Mêlés à d’autres pèle­rins aus­si pauvres qu’eux-mêmes, ils avaient gagné l’I­ta­lie à pied, sans autre bagage que quelques hardes fixées sur leurs épaules avec une cour­roie. Pour armes, le bâton qu’ils tenaient à la main, plus un long cou­te­las pas­sé dans leur cein­tu­ron de cuir ; pour vivres, un peu de pain don­né par des pay­sans cha­ri­tables ou gagné à la sueur du front dans les cam­pagnes où ils travaillaient…

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  • Tarcisius et le Saint Viatique

    Tarcisius et le Saint Viatique

    Dans les pre­miers siècles de l’Église, au temps des per­sé­cu­tions, l’of­fice de por­ter le corps du Sei­gneur aux pri­son­niers et même aux mou­rants était confié aux ministres infé­rieurs. En ce jour, où le mas­sacre immi­nent de tant de chré­tiens sur­ex­ci­tait encore les pas­sions de Rome païenne, ce devoir, deve­nait plus dan­ge­reux à rem­plir. Les ministres des autels ne pou­vaient s’a­ven­tu­rer au dehors. Le pain ayant été consa­cré, le prêtre Dyo­ni­sius, de l’au­tel sur lequel était pla­cée l’Eu­cha­ris­tie, cher­cha par­mi les assis­tants à qui il la remet­trait. Avant que per­sonne ne se fût pré­sen­té, le jeune aco­lyte Tar­ci­sius s’a­ge­nouilla aux pieds…

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  • Découpage diorama : Le bon Samaritain

    Découpage diorama : Le bon Samaritain

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  • L’Agneau de Jeanne

    L’Agneau de Jeanne

    (Légende lor­raine) C’é­tait un simple agne­let, tout blanc, tout mignon, tout fri­sé, que l’on appe­lait Blan­chet et qui tétait encore sa mère : « Ne t’é­loigne pas du trou­peau, tu serais man­gé par le loup ! » Et, docile, il mar­chait sur les talons de la ber­gère, qui s’ar­rê­tait par­fois de filer pour cares­ser sa toi­son. Il la sui­vait par­tout, et quand elle s’é­car­tait un peu pour prier, il l’é­cou­tait conver­ser avec les Saintes et l’Ar­change, qui la pres­saient de par­tir pour déli­vrer le royaume d’un loup très méchant qu’on appe­lait l’Anglais. Et quand elle s’en reve­nait pen­sive, Blan­chet, trot­ti­nant à côté d’elle, bêlait…

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  • Le P. Marquette, ambassadeur du Maître de la Vie

    Le P. Marquette, ambassadeur du Maître de la Vie

    1 — L’appel des âmes Le 10 juin 1637, nais­sait à Laon, d’une des meilleures familles de la ville, un petit enfant auquel en don­na le nom de Jacques. Me Nico­las Mar­quette, le père, annon­ça la nou­velle à Mgr de Bri­chan­teau, ancien mis­sion­naire au Cana­da, lequel le féli­ci­ta cha­leu­reu­se­ment. Dès son tout jeune âge, Jacques mon­tra une fer­vente pié­té. Sa joie était d’al­ler à Notre-Dame de Liesse, célèbre sanc­tuaire situé à trois lieues de Laon. Un autre fait mar­quait son esprit d’ab­né­ga­tion. À l’âge de 9 ans, il prit la réso­lu­tion de jeû­ner tous les same­dis, mal­gré les reproches de son père. Le 8 octobre…

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  • Un océan de feu !

    Un océan de feu !

    Dans ce pays par­fu­mé de la Pro­vence, au milieu des sen­teurs de lavande se dresse une muraille de pierre. Accro­chée à celle-ci, une vaste grotte, où l’on accède par un sen­tier pédestre, semble veiller de toute éter­ni­té sur la val­lée. Au début de la chré­tien­té, une péni­tente est venue pleu­rer ses péchés dans la soli­tude, accom­pa­gnée dans ses larmes par les chants des grillons, et sou­te­nue dans sa prière par son frère, saint Lazare, pre­mier évêque de Mar­seille. À la Sainte-Baume, les fidèles sont aujourd’­hui nom­breux à se pres­ser pour implo­rer l’in­ter­ces­sion de sainte Marie-Made­leine. Dans la petite ville de…

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  • 53. Homme de peu de Foi !

    53. Homme de peu de Foi !

    La mer agi­tée, c’est la nuit. Dans les ténèbres, un fan­tôme passe. C’est Jésus. Les apôtres, apeu­rés, se mettent à crier. Jésus s’é­tant fait connaître, St-Pierre lui dit « Sei­gneur, si c’est vous, ordon­nez que je vienne vers vous en mar­chant sur les eaux ». Sur l’ordre de Jésus, il s’a­vance. Mais voyant qu’il enfon­çait, pris de peur il crie vers le Maître qui, éten­dant la main, lui dit : « Homme de peu de foi, pour­quoi as-tu dou­té ? » Et ils ren­trèrent tous les deux dans la barque. Avec la foi vraie, vive, ardente, on obtient tout, on fait même des miracles. Mais…

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  • Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

    Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

    Fon­da­trice de la Visi­ta­tion (1872 – 1641) Fête le 21 août « J’ai trou­vé à Dijon, disait saint Fran­çois de Sales, ce que Salo­mon était en peine de trou­ver à Jéru­sa­lem : la femme forte, en Mme de Chan­tal. » Éloge admi­rable, confir­mé par l’É­glise et que cette Sainte a plei­ne­ment jus­ti­fié par une longue vie dont chaque pas fut un sacri­fice. Ver­tus nais­santes. Jeanne-Fran­­çoise naquit à Dijon le 23 jan­vier 1572, de la noble famille des Fré­myot, qui occu­pait un rang consi­dé­rable au Par­le­ment de Bour­gogne. Elle n’a­vait que dix-huit mois quand sa mère mou­rut, lais­sant trois petits enfants. Dès ses pre­mières années, Jeanne manifesta…

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