Saint Luc, d’après l’historien Eusèbe, naquit à Antioche. Il était d’origine païenne et exerçait la profession de médecin (une tradition tardive a même fait de lui un peintre). On ne sait pas au juste à quelle époque il se convertit, mais il est certain qu’il appartenait à la seconde génération chrétienne et qu’il ne connut pas Notre-Seigneur. Au cours du deuxième voyage missionnaire de saint Paul, il rencontra l’Apôtre à Troas et s’embarqua avec lui pour la Macédoine. Il resta longtemps dans la ville de Philippes pour organiser et développer la jeune communauté chrétienne. Cinq ou six ans plus tard, il accompagna saint Paul à Jérusalem. Témoin de l’arrestation et de l’emprisonnement de son maître à Césarée, il le suivit à Rome, où, malgré ses chaînes, l’Apôtre pouvait recevoir ses amis et prêcher le royaume de Dieu. Il fut encore près de Paul au moment de la seconde captivité. Grâce à ses relations avec lui et avec les autres Apôtres, Luc put écrire le Troisième Évangile, où, à l’exemple du Docteur des Gentils, il s’attachait à prouver que Jésus avait apporté le salut, non pas seulement aux Juifs, mais à tous les hommes. Parmi les évangélistes, on désigne saint Luc sous le symbole du bœuf, parce qu’il commence son récit en parlant du sacerdoce de Zacharie, prêtre et sacrificateur, et que le bœuf était la victime la plus ordinaire des sacrifices de l’Ancienne Loì. Saint Luc écrivit aussi les « Actes des Apôtres » pour raconter les premiers événements de la vie de l’Église. Nous n’avons sur la fin de sa vie que des données incertaines. Il est honoré comme martyr.
Saint Luc, Évangéliste
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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