Après l’ère des martyrs auxquels l’Église avait exclusivement réservé les honneurs d’un culte public, on se mit à placer sur les autels les serviteurs de Dieu qui, sans avoir eu la gloire de verser leur sang pour Jésus-Christ, s’étaient illustrés par leurs hautes vertus, Saint Hilarion en Orient, et saint Martin en Occident, ouvrent la série de ces saints que l’on désigne sous le nom de Confesseurs » 1. Hilarion, né de parents idolâtres, à Tagathe, en Palestine, fut envoyé à Alexandrie pour ses études et s’y distingua par sa vertu et ses talents. Ayant reçu le baptême, il fit de merveilleux progrès vers la perfection. Comme, en Égypte, on parlait beaucoup de saint Antoine, il partit au désert pour le voir et, pendant les deux mois qu’il passa près de lui, il étudia tout son genre de vie. Rentré en Palestine, il n’y retrouva plus ses parents, morts pendant son absence : il abandonna tous ses biens et s’en vint habiter le désert de Majuma, où il pratiqua de dures austérités jusqu’à l’âge de 80 ans. Il fonda pour ses disciples plusieurs monastères en Palestine, visita l’Égypte, la Sicile, la Dalmatie, et alla mourir dans l’île de Chypre, en 372. La vie de saint Hilarion a été écrite par saint Jérôme.
- Missel de Dom Lefebvre. ↩︎


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