Vigile des saints Simon et Jude, Apôtres

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Le terme de « vigile » fut employé pri­mi­ti­ve­ment pour dési­gner la réunion des chré­tiens pen­dant la nuit qui pré­cé­dait une solen­ni­té : on y fai­sait de la psal­mo­die, des lec­tures, et le tout se ter­mi­nait par le Saint Sacri­fice. Actuel­le­ment on appelle vigile, non pas seule­ment la nuit, mais le jour qui pré­cède cer­taines fêtes plus impor­tantes. Il semble qu’on n’ose pas débou­cher de suite sur ces solen­ni­tés, mais qu’on veuille y pré­pa­rer les esprits. Presque toutes les fêtes d’A­pôtres ont une vigile : l’É­glise est recon­nais­sante à ces pre­miers pion­niers qui firent tant pour elle et dont le sang fut à la lettre une « semence de chré­tiens ». Médi­tons l’É­van­gile de la messe, si net et si évo­ca­teur : « Je suis la vraie vigne, dit Jésus, et mon Père est le vigne­ron. Tout sar­ment qui ne porte pas de fruit en moi, il le retran­che­ra ; et tout sar­ment qui porte du fruit, il le taille­ra, pour qu’il en porte davan­tage… Comme le sar­ment ne peut de lui-même por­ter du fruit s’il ne demeure uni au cep, ain­si vous ne le pou­vez non plus si vous ne demeu­rez en moi. Je suis la vigne, vous êtes les sar­ments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, porte beau­coup de fruit ; car, sans moi, vous ne pou­vez rien faire. Si quel­qu’un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sar­ment, et il séche­ra, et puis on le ramas­se­ra, et on le jet­te­ra au feu, et il brû­le­ra. Si vous demeu­rez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous deman­de­rez tout ce que vous vou­drez, et on vous l’accordera. »

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