Le terme de « vigile » fut employé primitivement pour désigner la réunion des chrétiens pendant la nuit qui précédait une solennité : on y faisait de la psalmodie, des lectures, et le tout se terminait par le Saint Sacrifice. Actuellement on appelle vigile, non pas seulement la nuit, mais le jour qui précède certaines fêtes plus importantes. Il semble qu’on n’ose pas déboucher de suite sur ces solennités, mais qu’on veuille y préparer les esprits. Presque toutes les fêtes d’Apôtres ont une vigile : l’Église est reconnaissante à ces premiers pionniers qui firent tant pour elle et dont le sang fut à la lettre une « semence de chrétiens ». Méditons l’Évangile de la messe, si net et si évocateur : « Je suis la vraie vigne, dit Jésus, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi, il le retranchera ; et tout sarment qui porte du fruit, il le taillera, pour qu’il en porte davantage… Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure uni au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus si vous ne demeurez en moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, porte beaucoup de fruit ; car, sans moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sarment, et il séchera, et puis on le ramassera, et on le jettera au feu, et il brûlera. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et on vous l’accordera. »
Vigile des saints Simon et Jude, Apôtres
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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