Bertrand passa les premières années de sa vie religieuse dans le monastère de Tusson, au diocèse d’Angoulême. Son unique étude était de méditer l’Évangile et de croître chaque jour en vertu. On le nomma bientôt Abbé de l’important monastère cistercien de Grandselve, au diocèse de Toulouse. C’était au XIIe siècle, l’époque la plus glorieuse de cette abbaye qu’on osait appeler une Forêt de saints. À la tête d’une maison aussi considérable, Bertrand regretta vite le silence et la solitude de son premier monastère. Il s’éloigna même pendant deux ans pour se dérober à sa nouvelle dignité. Mais Dieu lui ayant fait comprendre qu’il l’assisterait dans la direction de sa maison, il revint à Grandselve, où il donna l’exemple de toutes les vertus. Il avait un soin particulier des malades et des infirmes, auxquels il rendait toutes sortes de services. Le voisinage de l’abbaye et la province tout entière ressentirent les bienfaits de son éminente sainteté. Bertrand s’endormit dans le Seigneur l’an 1149.
Le bienheureux Bertrand, Abbé de Grandselve
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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