Né à Alcantara, en Espagne, Pierre Garavit montra dès l’enfance un naturel doux et agréable, discret, ami de la solitude et de la pauvreté. À 15 ans, il entra chez les Frères Mineurs, se montra un religieux austère, humble, actif, au milieu des extases dont il était favorisé. Ordonné prêtre en 1524, il fut employé soit au ministère évangélique, soit au gouvernement de ses frères. On lui doit en Espagne l’usage des plantations de croix à la suite des missions. Il convertit une multitude de pécheurs, enrôla dans le Tiers-Ordre de saint François des hommes du plus haut rang, fit ériger plusieurs monastères de Clarisses. Surtout, il fut le premier et le principal collaborateur de sainte Thérèse dans la réforme du Carmel : il la soutint à un moment où tout le monde était contre elle. Un jour, en particulier, comme elle rencontrait des oppositions du fait de la pauvreté absolue qu’elle voulait imposer, il lui écrivit : « Je crois fermement à la parole du Maître ; j’estime les conseils évangéliques excellents, parce qu’ils sont divins ; et, tout en reconnaissant qu’ils n’obligent pas sous peine de péché, je crois plus parfait et plus agréable à Dieu de les suivre que de ne les suivre pas. » Saint Pierre d’Alcantara mourut le 18 octobre 1562. Il apparut ensuite à sainte Thérèse et lui dit : « Bienheureuse pénitence qui m’a mérité une si grande gloire » Il nous a laissé un Traité de l’Oraison particulièrement célèbre.
Saint Pierre d’Alcantara, Confesseur
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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