Saint Pierre d’Alcantara, Confesseur

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Né à Alcan­ta­ra, en Espagne, Pierre Gara­vit mon­tra dès l’en­fance un natu­rel doux et agréable, dis­cret, ami de la soli­tude et de la pau­vre­té. À 15 ans, il entra chez les Frères Mineurs, se mon­tra un reli­gieux aus­tère, humble, actif, au milieu des extases dont il était favo­ri­sé. Ordon­né prêtre en 1524, il fut employé soit au minis­tère évan­gé­lique, soit au gou­ver­ne­ment de ses frères. On lui doit en Espagne l’u­sage des plan­ta­tions de croix à la suite des mis­sions. Il conver­tit une mul­ti­tude de pécheurs, enrô­la dans le Tiers-Ordre de saint Fran­çois des hommes du plus haut rang, fit éri­ger plu­sieurs monas­tères de Cla­risses. Sur­tout, il fut le pre­mier et le prin­ci­pal col­la­bo­ra­teur de sainte Thé­rèse dans la réforme du Car­mel : il la sou­tint à un moment où tout le monde était contre elle. Un jour, en par­ti­cu­lier, comme elle ren­con­trait des oppo­si­tions du fait de la pau­vre­té abso­lue qu’elle vou­lait impo­ser, il lui écri­vit : « Je crois fer­me­ment à la parole du Maître ; j’es­time les conseils évan­gé­liques excel­lents, parce qu’ils sont divins ; et, tout en recon­nais­sant qu’ils n’o­bligent pas sous peine de péché, je crois plus par­fait et plus agréable à Dieu de les suivre que de ne les suivre pas. » Saint Pierre d’Al­can­ta­ra mou­rut le 18 octobre 1562. Il appa­rut ensuite à sainte Thé­rèse et lui dit : « Bien­heu­reuse péni­tence qui m’a méri­té une si grande gloire » Il nous a lais­sé un Trai­té de l’O­rai­son par­ti­cu­liè­re­ment célèbre.

Les commentaires sont fermés.