Après avoir honoré, le 1ᵉʳ novembre, les âmes des saints, nous honorons aujourd’hui ce qui reste de leurs corps, reliques précieuses qui furent, à un degré si éminent, les temples du Saint-Esprit. Dès les premiers temps de l’Église, on témoigna un grand respect pour les restes sacrés des martyrs : leurs tombeaux servaient d’autels pour le Saint Sacrifice, en attendant que des temples grandioses fussent bâtis pour les abriter. De nos jours, il n’est point d’église et point d’autel qui ne contienne des reliques de saints : et le prêtre qui monte les degrés après le Confiteor doit baiser l’emplacement de ces reliques, en disant : « Nous vous en prions, Seigneur, par les mérites de vos saints dont les reliques sont ici et de tous les saints, daignez me pardonner tous mes péchés. » Et si, pour les pierres d’autel, on choisit spécialement des reliques de martyrs, c’est parce que ceux-ci ont mêlé leur sang à celui de la victime du Calvaire. La confiance qu’on met dans le culte des saintes reliques est parfaitement légitime car si une vertu émanait du corps de Jésus et guérissait tous ceux qui s’en approchaient, pourquoi les restes des saints ne pourraient-ils pas, comme dit le Bréviaire, « chasser les démons, guérir les malades, rendre la vue aux aveugles, purifier les lépreux, chasser les tentations et nous communiquer tous les dons excellents qui descendent du Père des lumières ? »
Fête des Saintes Reliques
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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