Saint Charles Borromée, Archevêque de Milan

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Charles Bor­ro­mée naquit le 2 octobre 1538 dans l’une des plus nobles familles de Milan. Enfant sérieux et doux, il mon­tra un grand amour de la litur­gie et des choses d’É­glise aus­si, dès l’âge de 7 ans, reçut-il la ton­sure comme aspi­rant à l’é­tat ecclé­sias­tique. Il n’a­vait que 22 ans lorsque son oncle, le pape Pie IV, le créa car­di­nal : il fut ordon­né prêtre en 1563. Charles Bor­ro­mée eut une part consi­dé­rable à la reprise et à l’heu­reuse conclu­sion du Concile de Trente. Deve­nu arche­vêque de Milan, il se dévoua d’une façon abso­lue à l’ac­com­plis­se­ment de sa charge pas­to­rale. Il s’at­ta­cha tout par­ti­cu­liè­re­ment à la for­ma­tion et au per­fec­tion­ne­ment moral des prêtres et des reli­gieux. La plus mer­veilleuse de ses œuvres fut la créa­tion de sémi­naires dio­cé­sains dont les règle­ments ser­virent de modèle à tous ceux qui s’é­ta­blirent dans la suite. L’hu­mi­li­té et le zèle du saint car­di­nal-arche­vêque allaient de pair : on le vit prê­cher et caté­chi­ser les petites gens, vou­lant se faire connaître d’eux pour gagner leur confiance et les rame­ner au bien. Sa cha­ri­té était admi­rable ; au cours de la grande peste qui déso­la Milan en 1576, il refu­sa de quit­ter la ville et se mit à l’œuvre pour por­ter secours aux pes­ti­fé­rés à l’af­fût de tous les ser­vices tem­po­rels à rendre aux vic­times du fléau, il pres­cri­vit d’autre part des sup­pli­ca­tions publiques et des péni­tences dans les­quelles on le voyait tou­jours au pre­mier rang. Sa vie pour­rait se résu­mer en cette phrase : Charles Bor­ro­mée, inflexible quand il s’a­gis­sait de main­te­nir la dis­ci­pline, sut se faire aimer de son peuple comme un père. Il mou­rut dans la nuit du 3 au 4 novembre 1584, à l’âge de 46 ans.

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