Étiquette : Carême

Durant tout le carê­me, nous allons publier tous les ven­dre­di matin deux cour­tes médi­ta­tions illus­trées pour les enfants sur les sta­tions du Che­min de la Croix. Pour ne pas enva­hir vos boi­tes mél, nous n’enverrons pas ces médi­ta­tions par cour­riel. Bon et saint carê­me à tous ! — —  —  —  —  —  —  —  —  —  —  —  — — On com­men­ce cha­que Sta­tion par cet­te priè­re : V. Ado­ra­mus te, Chris­te, et bene­di­ci­mus tibi. R. Quia per­sanc­tam Cru­cem tuam rede­mis­li mun­dum. V. Nous vous adorons,ô…

Chemin de Croix 2012

« Com­ment, Oscar ! Tu ne man­ques pas seule­ment la mes­se, tu dis enco­re des men­son­ges ? … Tu m’as men­ti qua­tre fois main­te­nant, avant d’avouer que tu es allé jouer au foot­ball au lieu d’aller à l’église ! » M. le Curé avait l’air fâché. Il ne peut pas souf­frir les men­son­ges.

Oscar, le men­teur attra­pé, se serait volon­tiers caché der­riè­re un banc ou aurait pré­fé­ré dis­pa­raî­tre com­plè­te­ment. En effet, c’est très désa­gréa­ble d’être gron­dé devant tou­te la clas­se.

« Va à ta pla­ce, dit enfin M. te Curé, tu devrais avoir hon­te ! Men­tir, c’est vilain ! et pour un gar­çon qui se pré­pa­re à la pre­miè­re com­mu­nion c’est dou­ble­ment vilain ! Écou­tez, mes chers enfants, je vais vous racon­ter une his­toi­re afin que vous sachiez pour­quoi un pre­mier com­mu­niant ne doit pas trom­per, ni tri­cher, ni men­tir.

coloriage pour les enfants - la main déssechéeL’histoire est bien vieille ; il y a 1500 ans qu’elle est arri­vée. Je l’ai lue quand j’étais enfant, et je ne l’ai jamais oubliée. Pour mieux com­pren­dre cet­te his­toi­re, il faut savoir qu’en ce temps-​là, le prê­tre ne pla­çait pas tout de sui­te la sain­te hos­tie sur la lan­gue du com­mu­niant, mais sur sa main droi­te ; cha­cun, se don­nait   la sain­te com­mu­nion lui-​même. Voi­ci ce qui arri­va.

Un jour, un pau­vre hom­me vint deman­der l’aumône au saint évê­que Pau­lin. Le bon évê­que lui don­na volon­tiers quel­que cho­se ; le men­diant avait l’air tel­le­ment misé­ra­ble. Mais quel­le ter­reur le sai­sit quand l’homme ten­dit sa main pour rece­voir l’aumône ! Elle était tou­te des­sé­chée, com­me une

Diethelm, P. Walther Le plus beau cadeau

La Belle histoire de Jésus - jeune filleElle avait qua­tor­ze ans, elle était bru­ne, très bru­ne avec de longs che­veux ; elle vivait très heu­reu­se chez elle, entre son papa et sa maman, dans une peti­te vil­le tou­te blan­che, plan­tée au bord d’un grand lac trans­pa­rent sous un ciel très bleu.

Cela se pas­sait il y a très, très long­temps, dans un pays d’Orient.

Les bour­geons com­men­çaient à écla­ter un peu par­tout et, de mai­son en mai­son, on s’aidait, on s’activait pour pré­pa­rer le grand voya­ge que fai­saient cha­que année tous les habi­tants du pays vers la Gran­de Vil­le… Depuis deux ans déjà, la peti­te fille était de la par­tie.

***

Enfin, le départ arri­ve. Ce matin-​là, tous les enfants sont dans la rue : les aînés, leur balu­chon sous le bras, cou­rent par­tout. Les papas rem­plis­sent les sacs de pro­vi­sions, les mamans confient une fois enco­re les petits, qui sont accro­chés à leurs jupes, aux grand-​mères et aux grands-​pères trop âgés pour fai­re la rou­te…

Tou­te la jour­née, on mar­che sous le soleil. A midi, on s’est seule­ment arrê­té deux heu­res pour « cas­ser la croû­te » à l’ombre de grands pal­miers, sous les­quels on a dor­mi pour repren­dre des for­ces. Puis la cara­va­ne s’est remi­se à mar­cher. ..

Le soir tom­be. Dans un endroit très cal­me, on a déci­dé de pas­ser la nuit. Les enfants, fati­gués, se ser­rent contre leurs parents. Tout le mon­de s’assied ; on débal­le les pro­vi­sions, on par­ta­ge, on échan­ge. Puis les hom­mes allu­ment de grands feux, et, autour de la flam­me, on écou­te le récit de bel­les his­toi­res que le plus âgés des hom­mes, un vieillard à bar­be blan­che, racon­te lon­gue­ment.

***

récit sur la Passion du Christ - vue de JérusalemAu soir de sa troi­siè­me jour­née de voya­ge, la peti­te fille s’arrête brus­que­ment au détour du che­min et dési­gne l’horizon : la gran­de vil­le, tou­te blan­che, se déta­che sur le ciel rou­ge du soleil cou­chant…

Et c’est là que la nuit se pas­se… Au petit matin, la cara­va­ne se remet en rou­te au ryth­me des tra­di­tion­nels chants de mar­che.

Tout à coup, un arrêt : au loin, à la por­te de la vil­le, on entend crier… C’est un bruit de fou­le, com­me une mani­fes­ta­tion. A mesu­re qu’on appro­che, on dis­tin­gue en effet tou­te une mas­se de gens bran­dis­sant de gran­des bran­ches de pal­miers, et hur­lant

Et maintenant une histoire II Fêtes de l'année liturgique

 

récit de résitants - Ville pendant la guerre« C’est bien, dit l’officier, en consi­dé­rant avec un étran­ge sou­ri­re le gar­çon debout devant lui ; nous allons voir… »

Il se frot­te les mains et, se pen­chant vers son secré­tai­re, lui par­le bas.

Guy Mer­cier répri­me un sou­pir de sou­la­ge­ment. Eh bien ! grâ­ce à Dieu, il ne s’en est pas trop mal tiré ; il a su évi­ter les embû­ches de l’interrogatoire, racon­tant, avec le plus de natu­rel pos­si­ble, la peti­te his­toi­re tou­te pré­pa­rée qui doit lui ser­vir d’alibi… Bien que soi­gneu­se­ment fai­te, la fouille n’a rien don­né, et pour­tant…

Du bout de l’index, dis­crè­te­ment, Guy véri­fie la pré­sen­ce du dan­ge­reux papier. C’est une vraie chan­ce ! Si les Alle­mands avaient trou­vé la cachet­te, l’affaire était clai­re… Tout de même, plus le gar­çon y son­ge, plus son arres­ta­tion lui sem­ble bizar­re… Il a été « cueilli » jus­te au pre­mier tour­nant, com­me si on l’attendait… Bah ! qu’importe, puis­que l’aventure ne tour­ne pas trop mal !

« Mais enfin, son­ge le gar­çon, qu’attendent-ils pour me relâ­cher puisqu’il n’y a pas de preu­ves ?… »

L’officier ne sem­ble nul­le­ment pres­sé de libé­rer son pri­son­nier. Sou­riant tou­jours, il appuie sur un bou­ton : deux secon­des et la por­te s’ouvre. Entre un civil.

Guy sur­sau­te : Louarn ! Ray­mond Louarn !… Arrê­té, lui aus­si ! Mais alors ?…

« Mon­sieur Louarn, arti­cu­le len­te­ment l’officier, vous nous avez signa­lé ce gar­çon com­me un indi­vi­du dan­ge­reux, por­teur de papiers impor­tants. Nous n’avons rien trou­vé sur lui. Il ne faut pas se moquer de la poli­ce alle­man­de. Si vous vou­lez votre argent, il faut des preu­ves. »

Catéchèse - courage, pardon et sacrifice - Arrestation de résistantHor­ri­fié, Guy ne par­vient pas à réa­li­ser les paro­les du poli­cier. Ce n’est pas pos­si­ble… Ray­mond qui tra­hit ! Non, il fait un rêve… Oui, c’est cela, c’est un cau­che­mar dont il va se réveiller… Ray­mond ! Allons donc !…

Impla­ca­ble, l’officier pour­suit :

« Il nous faut des preu­ves. Où est ce mes­sa­ge ?… Vous nous paie­rez cher cet­te plai­san­te­rie. »

Lâche, domp­té, Louarn mur­mu­re :

« Sous la bou­cle de sa cein­tu­re… »

Guy sur­sau­te, esquis­se un ges­te ins­tinc­tif qui s’achève dans un cri de dou­leur. L’un des gar­diens lui tord le poi­gnet

Et maintenant une histoire II Fêtes de l'année liturgique Mainé, Marie-Colette

Lecture pour les louveteaux - Grands jeux ScoutAtten­tion, les gars, je résu­me le jeu : conduits par l’Émir Noir, les Sar­ra­sins ont enle­vé un jeu­ne che­va­lier du camp des Croi­sés et l’ont empri­son­né dans un lieu incon­nu. Le jeu débu­te au moment où ces der­niers par­tent à la recher­che de leur com­pa­trio­te. Donc, vous autres, du camp des Croi­sés, dési­gnez l’un d’entre vous qui joue­ra le rôle du che­va­lier et se met­tra entre les mains des Sar­ra­sins qui l’emmèneront et le cache­ront le mieux pos­si­ble.

« On l’attache, chef ?

- Qu’en pensez-​vous ?

- Oui, oui, com­me cela il pour­ra essayer de se libé­rer, ce sera mieux !

- Alors, selon les condi­tions habi­tuel­les : empê­cher le pri­son­nier de se sau­ver sans le bru­ta­li­ser… d’accord ?

- D’accord…

- Vous avez dix minu­tes avant le coup de trom­pe pour pré­pa­rer vos camps… Filez ! »

Pous­sant des hur­le­ments de Sioux, les gar­çons dis­pa­rais­sent dans les taillis. Chef Marc se retour­ne vers son adjoint :

« Bon début, les gars sont accro­chés : le jeu mar­che­ra bien. Tu ne trou­ves pas ?… Tu en fais une tête ?…

- Hum !… répond l’autre… Oui, le jeu sera bien s’il se ter­mi­ne sans inci­dent : Guy est dans un camp, Richard dans l’autre.

- Bah ! Crois-​tu qu’ils soient oppo­sés à ce point ?…Qu’y a-​t-​il au jus­te entre eux ?

- Oh !… du côté de Guy, rien du tout… Il souf­fre assez de l’attitude de Richard ; mais il est net que ce der­nier ne peut le sup­por­ter ; cela vient, je crois, d’une jalou­sie d’école… »

***

Scouts jouant - Les Chevaliers contre les SarrazinsAu camp des Croi­sés, les ves­tes ont volé sur un talus her­beux ; puis, man­ches de che­mi­ses retrous­sées et fou­lards glis­sés dans les cein­tu­res, les gar­çons se met­tent à dis­cu­ter. Il s’agit de dési­gner celui qui tien­dra le rôle du pri­son­nier. Cet­te fonc­tion ne ten­te per­son­ne. Aucun gar­çon n’est dis­po­sé à res­ter atta­che sous la gar­de des sol­dats de l’Émir, tan­dis que les autres par­ti­ci­pe­ront aux émo­tions de la recher­che et de l’attaque. Jac­ques, le chef de camp, com­men­ce à s’énerver :

« Décidez-​vous ! Je ne peux tout de même pas y aller moi-​même… »

Deux émis­sai­res Sar­ra­sins arri­vent en cou­rant : ils vien­nent récla­mer le pri­son­nier. La dis­cus­sion reprend. Chef Marc inter­vient :

« Écou­tez, les gars, je ne veux for­cer per­son­ne : on met­tra un fanion, voi­la tout.

- Ah ! non…non…Ce sera beau­coup moins inté­res­sant !…

- Alors, décidez-​vous !… »

Chef Marc regar­de ses gar­çons ; il vou­drait bien que l’un d’eux fas­se le ges­te géné­reux.

«  Toi, Guy, tu es le seul chef d’équipe après Jac­ques… »

Voyant le gar­çon esquis­ser un ges­te de déné­ga­tion, il ajou­te, en riant :

Et maintenant une histoire II Fêtes de l'année liturgique Picard, Claude