Étiquette : 6 janvier

Récit de l'annonciation pour les jeunes du Caté

Catéchèse mariale pour les jeunesPRÈS ses fian­çailles, Marie quit­ta Jéru­sa­lem pour pré­pa­rer à Naza­re­th la mai­son qu’elle occu­pe­rait avec Jose­ph, lorsqu’elle serait mariée.

Ne vous ima­gi­nez pas une bel­le mai­son ! En Orient, les demeu­res ne sont pas très jolies. Gros blocs car­rés, per­cés de peti­tes fenê­tres afin que le soleil ne pénè­tre pas (le soleil est très chaud dans ce pays), elles res­sem­blent à un jeu de cubes qu’on aurait dis­per­sés dans le jar­din.

L’intérieur en est fort pau­vre aus­si. On y trou­ve jus­te le strict néces­sai­re pour fai­re la cui­si­ne et pour le som­meil.

Com­me Marie avait beau­coup de goût, elle avait dis­po­sé ses hum­bles objets avec tant d’art que sa mai­son était vrai­ment très ave­nan­te.

Un soir de mars, près du feu de bois allu­mé pour cou­per l’humidité, Marie, ayant fini son ména­ge, s’était assi­se pour lire la Bible. Les lan­gues rou­ges et jau­nes des flam­mes léchaient les bûches noi­res et gri­ses, et Marie, le livre ouvert sur les genoux, son­geait dou­ce­ment à ce Mes­sie pro­mis à tra­vers tou­te l’Histoire Sain­te et atten­du avec quel­le impa­tien­ce !

Il y a bien long­temps, le Bon Dieu avait annon­cé qu’Il revien­drait sur la ter­re pour par­don­ner et répa­rer le péché d’Adam et d’Ève, lors­que les hom­mes seraient prêts à Le rece­voir. Jusque-​là, Il n’avait pas enco­re trou­vé une âme assez pure pour deve­nir sa maman, assez fidè­le pour n’aimer que Lui, assez for­te pour accep­ter sa souf­fran­ce. Marie aurait tant aimé être choi­sie com­me maman du Bon Dieu, mais elle se trou­vait si hum­ble, si peti­te, si pau­vre qu’elle n’osait espé­rer un pareil hon­neur. Alors, elle pria de tout son cœur pour que les hom­mes, ces­sant d’offenser le Bon Dieu, Lui per­mis­sent de réa­li­ser son grand des­sein.

Marie prie dans son coeur à Nazareth

Le feu de bois s’éteignait dou­ce­ment. Les gran­des flam­mes n’étaient plus dans l’âtre som­bre qu’une poi­gnée d’étoiles pal­pi­tan­tes. Et Marie se deman­dait ce qu’elle pour­rait bien fai­re pour hâter la venue du Mes­sie.

Sou­dain le feu sif­fla — on eût dit une cor­de de vio­lon­cel­le qui, seule, eût chan­té — et voi­ci que les brai­ses endor­mies, dou­ce­ment, se réveillent. L’une après l’autre, les flam­mes se dres­sent de leur lit de pour­pre, elles s’étirent, se cour­bent, se balan­cent ; elles retom­bent mol­le­ment enco­re sur leur cou­che. La chan­son se fait plus impé­rieu­se ; alors, sou­dain dres­sées, elles mon­tent à l’assaut de l’âtre en une flam­bée magni­fi­que, chas­sant l’ombre dans les coins les plus recu­lés de la piè­ce et inon­dant de lumiè­re et de cha­leur Marie éton­née d’un tel réveil.

Une arai­gnée, qui au bout de son fil fai­sait une peti­te sies­te avant la chas­se de la nuit, crut le matin déjà arri­vé et remon­ta bien vite se cacher au pla­fond, mau­dis­sant sa pares­se et ce long som­me qui la met­tait à la diè­te. Le cana­ri s’ébroua dans sa cage entr’ouverte et, com­me un oiseau d’or, vint se poser sur la che­mi­née, près d’un gros bou­quet d’ancolies dont les corol­les, mor­dues par la lumiè­re, posaient à cha­que feuille une peti­te auréo­le trem­blan­te.

Marie, de ses yeux lim­pi­des, regar­da l’oiseau, les fleurs, la lumiè­re et, tout à coup, eut l’impression qu’il y avait quelqu’un der­riè­re elle.

Brus­que­ment, elle se retour­na sur son bas tabou­ret et décou­vrit un ange si beau, si majes­tueux qu’elle tom­ba à genoux, lâchant son livre pour mieux join­dre les mains. À ses pieds, son ombre se recro­que­villa et, le plus dou­ce­ment qu’il put, le cana­ri rega­gna sa cage, sans fai­re le moin­dre bruit.

Conti­nuer la lec­tu­re Marie et la venue de Jésus

Bastin, R., O.M.I La simple histoire de la Vierge Marie

Peu à peu, la rumeur d’un Enfant avec une auréo­le se répan­dit et péné­tra les coins les plus iso­lés.

Là-​bas, vivaient trois rois qui étaient voi­sins et qui s’appelaient Gas­pard, Mel­chior et Bal­tha­zar. Ils res­sem­blaient à des men­diants et pour­tant ils étaient des vrais rois et –plus bizar­re enco­re– des sages. Selon l’Écriture, ils savaient s’orienter d’après la constel­la­tion des étoi­les et c’est un art dif­fi­ci­le com­me le savent tous ceux qui ont déjà essayé de sui­vre une étoi­le.

rois mages - creche baroqueCha­cun des trois rois pré­pa­ra un cadeau pour le divin Enfant. Gas­pard était un roi très puis­sant ; aus­si il pen­sa qu’il fal­lait de l’or pour le Roi des rois. Le pieux Mel­chior vou­lu hono­rer le Dieu des­cen­du sur ter­re et pour cela il prit de l’encens. Et pour­quoi Bal­tha­zar prit-​il de la myr­rhe ? Avait-​il pres­sen­ti que cet­te Enfant allait souf­frir, et souf­frir jusqu’à la mort, pour nous ?

En tout cas, c’est ain­si que les trois rois char­gés de leur pré­sent, l’or, l’encens et la myr­rhe, se réuni­rent, équi­pè­rent un mer­veilleux cor­tè­ge et par­ti­rent le soir en hâte avec leurs cha­meaux et les élé­phants. Dans la jour­née, les hom­mes et les ani­maux se repo­saient sous les rochers du désert de pier­res et l’étoile qui leur indi­quait la direc­tion, les atten­dait patiem­ment dans le ciel, caché par la lumiè­re et la cha­leur du soleil. Mais la nuit, elle gui­dait à nou­veau le cor­tè­ge.

* * *

Ain­si, ils avan­cè­rent durant de nom­breux jours. Enfin, en arri­vant à Jéru­sa­lem, l’étoile sui­vit la direc­tion de Beth­léem.

Conti­nuer la lec­tu­re Le roi noir, Mel­chior

Autres textes

La nuit était froi­de et le ciel d’Orient écla­tait en myria­des d’étoiles plus bel­les les unes que les autres. Bal­tha­zar, Gas­pard et Mel­chior étaient sor­tis sur la ter­ras­se de leur palais, et ils ne se las­saient pas de contem­pler le fir­ma­ment.

Cet­te nuit-​là, les Rois Mages savaient qu’un astre nou­veau devait appa­raî­tre, dif­fé­rents de tous les autres… Un signe céles­te, qui annon­ce­rait la nais­san­ce du Sau­veur pro­mis à tous les hom­mes.

Or, voi­ci qu’il appa­rut sous leurs yeux, sor­tant de l’infinie pro­fon­deur des cieux. Il res­sem­blait à une flam­me immen­se d’où jaillis­saient des mil­liers de lumiè­res de tou­tes les cou­leurs. Les Mages res­taient là, émer­veillés, n’osant par­ler en pré­sen­ce du signe de Dieu.

C’est alors que le jeu­ne frè­re de Bal­tha­zar, Arta­ban, les rejoi­gnit et rom­pit le silen­ce :

— C’est le signe annon­cé, c’est la pro­mes­se qui se réa­li­se. Vite, il faut par­tir !

Bal­tha­zar, Gas­pard et Mel­chior se pré­pa­rè­rent en tou­te hâte et, bien­tôt, une magni­fi­que cara­va­ne de cha­meaux, de dro­ma­dai­res et de che­vaux prit le che­min des mon­ta­gnes et du désert d’Arabie.

Conte de l'Epiphanie pour le catéchisme - La caravane de chameaux des mages

Les Rois Mages ne quit­taient pas des yeux le signe qui les pré­cé­dait et leur indi­quait la rou­te à sui­vre.

Cha­cun d’eux avait empor­té pour le nouveau-​né des cadeaux dignes d’un roi : Bal­tha­zar por­tait un cof­fret d’or fin, Gas­pard un pré­cieux vase d’encens et Mel­chior un riche fla­con de myr­rhe.

Ils avaient déjà fait une demi-​journée de mar­che lors­que le jeu­ne Arta­ban s’aperçut que, dans sa pré­ci­pi­ta­tion, il avait oublié ses pré­sents.

— Conti­nuez sans moi, dit-​il, je retour­ne au palais et je vous rejoin­drai plus tard, avec mes ser­vi­teurs.

Et c’est ain­si que Bal­tha­zar, Gas­pard et Mel­chior sui­vi­rent l’étoile mys­té­rieu­se jusqu’au lieu où se trou­vait le petit Roi du ciel. Les trois Mages se pros­ter­nè­rent devant l’Enfant pour l’adorer et dépo­sè­rent à ses pieds l’or, l’encens et la myr­rhe.

Pen­dant ce temps, Arta­ban avait pris beau­coup de retard. Lorsqu’il fut enfin prêt à par­tir avec deux com­pa­gnons, les pre­miè­res lueurs de l’aube fré­mis­saient à l’horizon. Conti­nuer la lec­tu­re La légen­de du qua­triè­me Roi Mage

Autres textes Bazin, Martine

Qui ne connaît l’histoire des rois mages qui, gui­dés par une étoi­le, se ren­di­rent à Beth­léem ren­dre hom­ma­ge à l’Enfant Jésus ?

Le pre­mier s’appelait Gas­pard. Il avait le teint clair des Euro­péens, et appor­tait de l’or. Le second, Mel­chior, avait la peau bru­ne des gens de Pales­ti­ne et d’Arabie. Celui-​là était por­teur d’encens. Le troi­siè­me, Bal­tha­zar, était cou­leur de nuit sans lune et ses dents brillaient com­me brillent les dents des Afri­cains. Ce der­nier offrit à l’enfant Jésus de la myr­rhe.

Raconter l'Epipĥanie aux enfants : Adoration des Mages - Fra Angelico

On sait moins ce qui leur advint sur le che­min du retour.

* * *

Ils étaient savants en beau­coup de cho­ses, cer­tes, mais cela n’empêcha point qu’ils se per­di­rent bel et bien, n’ayant plus le secours de l’étoile pour les aider. Après avoir erré plu­sieurs jours dans le désert, à bout de nour­ri­tu­re et sans eau, ils aper­çu­rent enfin une misé­ra­ble cahu­te devant laquel­le se tenaient un cou­ple et deux enfants.

Les joues déchar­nées, les yeux brillants de faim, ils firent pour­tant bon accueil aux mages, les invi­tè­rent à entrer, et leur offri­rent un peu du peu qu’ils avaient : de l’eau pour se rafraî­chir.

— C’est que nous avons faim aus­si, dit Mel­chior. Un peu de pain, même ras­sis, ferait l’affaire. Conti­nuer la lec­tu­re La galet­te et les rois mages

Autres textes Renoux, Jean-Claude

L’enchantement était ter­mi­né ; com­me s’il eût vou­lu fai­re com­pren­dre à ses ado­ra­teurs loin­tains que le moment était venu de retour­ner dans leur pays, le divin Enfant fer­ma les yeux, le nim­be de lumiè­re qui auréo­lait sa tête s’adoucit et, avec un sou­ri­re, la Vier­ge mère posa un doigt sur ses lèvres. À ce signal, les anges qui chan­taient enco­re le can­ti­que triom­phal, se turent subi­te­ment ; il se fit un grand silen­ce et les trois Mages, se levant, quit­tè­rent l’étable, gra­ves et recueillis.

Adoration des mages, récit pour le cathé de l'Epiphanie

À la por­te, ils retrou­vè­rent les ber­gers qui se racon­taient de l’un à l’autre, les mer­veilles accom­plies. Ils arri­vè­rent au cam­pe­ment où leurs cha­meaux accrou­pis pêle-​mêle, par­mi les ser­vi­teurs, se livraient à l’insouciance du repos. Ins­tinc­ti­ve­ment, ils levè­rent leurs yeux vers le ciel : l’étoile était là, plus brillan­te que jamais. Cepen­dant un chan­ge­ment s’était opé­ré : tan­dis qu’au pre­mier jour, ses rayons des­cen­daient droits sur l’étable, ils s’inclinaient main­te­nant vers l’Orient. Les Mages com­pri­rent sa muet­te invi­ta­tion et bien­tôt la lon­gue file des cha­meaux capa­ra­çon­nés d’étoffes aux voyan­tes cou­leurs, fut prê­te à pren­dre le che­min du retour.

Au pas caden­cé des mon­tu­res, elle défi­la par les rues étroi­tes de Beth­léem. Les Mages revi­rent le cara­van­sé­rail où ils s’étaient arrê­tés, le pre­mier jour, en quê­te de ren­sei­gne­ments ; ils pas­sè­rent la syna­go­gue devant laquel­le, indif­fé­rents aux cho­ses qui venaient de chan­ger la face du mon­de, des rab­bins dis­cu­taient gra­ve­ment ; ils fran­chi­rent la por­te que gar­dait une cohor­te de sol­dats romains et bien­tôt ils retrou­vè­rent la cam­pa­gne sillon­née de trou­peaux.

* * *

Et voi­là qu’au moment de s’engager sur la rou­te qui mène à Jéru­sa­lem, l’étoile, par ses rayons obli­ques, indi­qua net­te­ment la direc­tion du désert, invi­tant les Mages à retour­ner par un autre che­min.

Sans dou­te avaient-​ils pro­mis au roi Héro­de de venir lui appren­dre où se trou­vait ce roi des Juifs qu’il vou­lait ado­rer à son tour : mais puis­que l’étoile les gui­dait vers une autre rou­te, c’est que Dieu le vou­lait ain­si. Ils sui­vi­rent l’étoile.

Pen­dant les trois jours qu’ils avaient pas­sés au pied de la crè­che, ils avaient tout oublié. Per­dus dans l’adoration de l’Enfant divin qui leur sou­riait, Conti­nuer la lec­tu­re Le retour des Rois Mages

Achard, Eugène Autres textes