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Chemin de Croix des scouts - Jésus est mis au tombeau

Que fait-​on lorsque quelqu’un est mort ? On le dépose dans un tom­beau. Sa vie est finie.

C’est ce qu’on a fait pour le corps de Jésus : on l’a déposé dans un tom­beau. Alors tout est fini ?…

Mais non. Pour Jésus, ce n’est pas fini. Pour­quoi ? Que va-​t-​il se passer ?

Jésus est mort dans son corps d’homme, et Il est mort à cause de nos péchés.

Mais vous savez bien que Jésus est en même temps homme et Dieu.

Et parce qu’Il est Dieu, Il est tout-​puissant, Il peut TOUT faire.

Alors, par sa force de Dieu, Il va rede­ve­nir vivant, le troi­sième jour après sa mort : on dit qu’il va « res­sus­ci­ter ». Il n’y a que Jésus qui a pu faire cela, parce qu’Il est Dieu.

C’est la grande vic­toire de Jésus sur le diable et sur le mal : Il a vaincu la mort pour que, à notre tour, nous puis­sions être plus forts que le mal.

Main­te­nant, nous allons attendre le moment de sa Résur­rec­tion : ce sera la très belle fête de Pâques.

Mais, pour le moment, Jésus est dans le tombeau :

la Sainte Vierge est ren­trée dans sa mai­son, elle repense avec une grande dou­leur à tout ce qui s’est passé. Allons-​nous la lais­ser seule ?

Et si nous res­tions près d’elle ? Que pourrons-​nous faire pour la consoler ?

Res­ter calme, recueilli, en pen­sant que tout ce que Jésus a souf­fert, c’est pour moi, pour m’aider à deve­nir bon.

Deman­dons à la Sainte Vierge de bien pré­pa­rer notre cœur pour la fête de Pâques.

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Chemin de Croix pour les petits de la catéchèse - Jésus est descendu de la Croix et remis à sa Mère

Jésus est mort, Il ne souffre plus.

Mais la Sainte Vierge, elle, a-​t-​elle fini de souf­frir ? Oh, non.

On a décloué le corps de Jésus, on l’a enlevé de la croix, et Marie le reçoit sur ses genoux et dans ses bras. Elle regarde ce pauvre corps tout déchiré, elle enlève les épines qui sont res­tées enfon­cées sur son front, elle pleure tout doucement.

Et, dans son cœur, elle aussi elle dit : « Par­don, mon Dieu, par­don pour tous ces hommes qui ont fait tant de mal à votre Fils. Oui, je le sais, c’est pour sau­ver tous les hommes que Jésus est mort. Que votre Volonté soit faite ».

Au pied de la croix, Marie est deve­nue notre Mère : c’est Jésus qui nous l’a donnée.

Elle est notre maman du ciel. Lorsque nous avons quelque chose de dif­fi­cile à faire, prions la Sainte Vierge Marie, elle nous aidera : c’est elle qui nous fera res­sem­bler à son Fils.

Ô Marie… priez pour nous, pauvres pécheurs main­te­nant et à l’heure de notre mort. (3 fois)

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Joël réflé­chis­sait.

« Déjà, se disait-​il, toute la ville reten­tit de tam­bou­rins et de flûtes. Déjà, les fours cuisent le pain sans levain, et par­tout on tue les agneaux que l’on fera rôtir. Demain, c’est la Pâque, la plus grande et la plus joyeuse de nos fêtes. Il faut aujourd’hui que je fasse quelque chose d’exceptionnel. Ce ne peut pas être un jour comme les autres. »

Récit du jeudi saint pour les enfants - JerusalemEt Joël, mâchon­nant une brin­dille, tour­nait en rond sur la ter­rasse de la mai­son, au grand soleil. Autour de lui, les innom­brables toits de Jéru­sa­lem s’étendaient, domi­nés par des tours. On enten­dait la sourde rumeur de la ville en fête.

Le gar­çon des­cen­dit et alla trou­ver son père.

« Père, lui dit-​il, confiez-​moi un tra­vail que je n’ai pas l’habitude de faire… Tenez, ma mère est très occu­pée aujourd’hui. Donnez-​moi à por­ter la plus grosse des jarres. Je vais aller cher­cher de l’eau à sa place. »

Le père Michaël se mit à rire.

« Tu veux donc que tout le monde se moque de toi ? Tu sais bien que pui­ser l’eau est un tra­vail de femme. Que dira-​t-​on quand tu arri­ve­ras à la fon­taine ? On te pren­dra pour un fou. Ça ne s’est jamais vu !

— Peut-​être, répli­qua le gar­çon. Mais je veux rendre ser­vice à ma mère. Si cela me coûte quelques moque­ries, tant mieux. Je n’en serai que plus heu­reux. Rendre ser­vice, cela a beau­coup plus de valeur quand c’est difficile ! »

Haus­sant les épaules, Michaël acquiesça et per­mit à son fils de s’en aller vers la fon­taine, la lourde cruche sur le dos.

* * *

… Ce fut un joli suc­cès pour Joël. Les pas­sants le mon­traient du doigt. Faire un tra­vail de femme ! Était-​ce rai­son­nable pour un grand gaillard comme lui ? Mais le gar­çon n’en avait cure. Il rem­plit sa jarre, au milieu des quo­li­bets, et péni­ble­ment, l’échine ployée sous son far­deau, remonta les ruelles en esca­lier, lais­sant der­rière lui une longue trace de gout­te­lettes que le pavé brû­lant avait tôt fait d’absorber.

Il avait déjà par­couru la moi­tié du che­min, lorsqu’il croisa deux hommes, des Gali­léens. Ceux-​ci regar­dèrent Joël, puis, après s’être mur­muré quelque chose à voix basse, se mirent à le suivre. Le gar­çon les sur­veillait du coin de l’œil.

« Que me veulent-​ils, ces gens-​là ?… Ils marchent der­rière moi depuis la place aux oli­viers… Ce ne sont pas des mal­fai­teurs, pour­tant, mais… Bah ! Après tout, si ça les inté­resse de me voir por­ter ma cruche !… »

Il péné­tra dans la mai­son de son père et déposa le réci­pient dans un angle de la cour. Des coups heur­taient la porte. Michaël alla ouvrir. Les deux étran­gers étaient là.

« La paix soit sur toi, dit le plus âgé. Je me nomme Simon-​Pierre, et voici Jean, mon com­pa­gnon. Le Maître nous a envoyés en disant : Vous ren­con­tre­rez un homme qui por­tera une cruche d’eau. Nous l’avons vu et suivi, et nous venons te deman­der, de la part du Maître, où est le lieu où Il doit man­ger la Pâque avec ses dis­ciples. Conti­nuez à lire »

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Le voilà ! Le voilà ! cou­rons vite… »

Sai­sis­sant la main de sa petite sœur, Jacques l’entraîne à toute vitesse sur le sen­tier rocailleux. Il y a de la joie par­tout aujourd’hui : dans l’air pur et le ciel bleu, dans le soleil qui brille radieux, et sur le visage de tous ces gens qui courent, char­gés de branches vertes, dans la direc­tion d’un point mys­té­rieux où la foule s’amasse peu à peu.

« Hosanna ! Hosanna .… »

Des cris arrivent jusqu’aux oreilles de Jacques et de Myriam qui, tout essouf­flés, cherchent à se fau­fi­ler parmi les groupes. Comme ils sont petits, ils arrivent sans trop de peine à se frayer un pas­sage à tra­vers la foule qui s’agite de plus en plus, bran­dis­sant ses palmes et redou­blant ses cris :

« Hosanna ! Hosanna ! Gloire au fils de David !… »

Enfants à la prossession des Rameaux

Les enfants sont arri­vés au pre­mier rang, au bord même du sen­tier où ils demeurent sou­dain immo­biles, le cœur bat­tant d’émotion. À quelques pas d’eux, les hommes s’avancent, essayant tant bien que mal d’écarter la foule. Au milieu d’eux, assis sur un ânon : le Pro­phète… le fameux pro­phète qui, depuis tant de mois, par­court le pays en fai­sant le bien, et que plu­sieurs pré­tendent être le Mes­sie tant attendu de tous… Comme Il a l’air bon ! Son visage est lumi­neux comme le soleil, son regard plus doux que le miel.

De tous leurs yeux, Jacques et sa sœur regardent. Myriam est si émue qu’elle ne peut plus par­ler. Elle a joint ses petites mains et fixe éper­du­ment Celui qui vient, tan­dis que Jacques, débor­dant d’enthousiasme, agite ses palmes et crie tant qu’il peut de vibrantes acclamations.

Quelques minutes encore, et le Sei­gneur sera tout près d’eux. Il arrive… Le voilà… Tout d’un coup, Jacques et Myriam, éper­dus, tombent à genoux sur le che­min… En pas­sant près d’eux, le Pro­phète les a lon­gue­ment regar­dés, puis Il leur a souri, et son sou­rire, péné­trant jusqu’au fond de leur cœur, y a mis une lumière si claire, si chaude, qu’elle est en eux comme un vivant soleil.

C’est Jacques qui s’est res­saisi le pre­mier. Il s’est relevé d’un bond et s’est pré­ci­pité sur les pas du Sei­gneur pour mêler ses cris à ceux du bruyant cor­tège qui, sans fin, conti­nue à L’acclamer.

* * *

Le soleil avait depuis long­temps dis­paru à l’horizon lorsque Jacques, tout cou­vert de pous­sière, est revenu à la mai­son. Hors de lui, le gar­çon n’en finit pas de racon­ter sa jour­née ; et demain, oui, demain sûre­ment, et les autres. jours, il recom­men­cera à suivre le Pro­phète, à L’acclamer, et, qui sait, peut-​être même arrivera-​t-​il à se faire connaître de Lui ? Conti­nuez à lire »

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Les enfants face à la Croix - Jésus meurt sur la Croix

Jésus est resté 3 heures sur la croix avant de mou­rir. C’est très long, 3 heures, quand on a si mal.

Sur la croix, Il a encore prié pour nous : « Père, pardonne-​leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » .

Comme Jésus est bon ! Au lieu de nous accu­ser, Il demande à Dieu de nous pardonner.

Et nous, nous sommes sou­vent prêts à accu­ser les autres : « ce n’est pas de ma faute, c’est la faute de l’autre… »

Jésus nous donne l’exemple de tou­jours par­don­ner : il ne fau­dra plus accu­ser les autres.

Deman­dons à Jésus de nous don­ner la force de tou­jours par­don­ner quand quelqu’un nous a fait du mal. Pour Lui res­sem­bler, c’est cela qu’Il nous demande de faire.

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