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Chemin de Croix pour les jeunes - 2ème station, Jésus est chargé de la Croix

Jésus prend sa croix. Elle est lourde, très lourde : lourde de toutes les méchan­ce­tés des hommes.

Mais Jésus la prend avec amour : Il sait que c’est le moyen de répa­rer tout ce que nous avons fait de mal.

Si quelqu’un m’aime, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive …

Jésus, chaque fois que j’aurai quelque chose à faire qui m’ennuie, donnez-​moi la force de le faire avec le sou­rire, ce sera ma manière de por­ter un peu ma petite croix avec Vous.

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Première station du chemin de Croix - Jésus est condamné à mort

Jésus n’a jamais rien fait de mal, mais Il est condamné à mort par un mau­vais juge, comme s’Il était un cri­mi­nel. Et Jésus se tait, Il ne cherche pas à se défendre.

C’est pour MES péchés qu’Il est accusé et condamné à mou­rir, c’est pour les réparer.

Et moi ? est-​ce que je sais me taire quand on me gronde ?

Jésus, apprenez-​moi à me taire et à sup­por­ter avec patience les remarques qu’on me fait, à savoir recon­naître mes torts, et sur­tout à ne jamais accu­ser les autres.

Et même, comme Vous, à ne rien dire si on me gronde à la place d’un autre.

Sources — Texte : www.prierenfamille.com, ico­no­gra­phie : www.vatican.va

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Mardi-​gras

Vous nous ferez goû­ter de vos crêpes, Madame Michou ?

— Oui, oui, Madame Fol­len­fant… Venez ce soir à 8 heures. »

Madame Mic­tion, depuis huit jours, ne parle plus que de ses crêpes. Il n’y en a pas comme elle pour les faire, paraît-​il… blondes, fines, par­fu­mées. La recette n’en est pas extra­or­di­naire, puisque, sur ses ins­truc­tions, c’est Jacotte, sa petite fille, qui délaye la farine. Mais le tour de main… parlez-​moi de ce tour de main-​là… Madame Michou vous attrape la queue de la poêle, fait cou­ler la pâte comme du lait, et hop ! avant qu’on ait le temps d’ouvrir la bouche, voilà la crêpe en l’air, puis à nou­veau dans la poêle, dorée, onc­tueuse, légère comme une dentelle…

Les crêpes du mardi gras ou de la Chandeleur

* * *

Aussi, chaque Mardi-​Gras et chaque dimanche de Mi-​Carême sont pour Madame Michou ce que, toutes pro­por­tions gar­dées, fut Aus­ter­litz pour le grand empe­reur Napoléon…

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Couvent du mont Saint-Odile - Vie de saint Odile pour les enfantsAccro­ché au rebord des Vosges, domi­nant de très haut la riche plaine où coule le Rhin, quel est ce couvent dont tous les Alsa­ciens parlent avec émotion ? Qu’il fasse grand soleil ou qu’il pleuve, que les forêts de sapins soient enve­lop­pées de brume ou qu’une lumière bleu­tée s’étende aux flancs des monts, le pay­sage est tou­jours admi­rable. Vingt villes, trois cents vil­lages, voilà ce qu’on aper­çoit de la mer­veilleuse ter­rasse ; au loin, une flèche rose se dresse comme un cierge : celle de la cathé­drale de Stras­bourg, chef-d’œuvre de l’art gothique. Ce lieu béni, d’où monte vers Dieu, depuis douze cents ans, une prière conti­nuelle, c’est Sainte-​Odile, le monas­tère de la patronne de l’Alsace, illus­tré par elle et où sur­vit son souvenir.

* * *

C’était au VIIIe siècle de notre ère. Vous rappelez-​vous ce qui s’est passé au VIIIe siècle ? Charles, sur­nommé Mar­tel à cause de son ter­rible mar­teau d’armes, venait d’arrêter les Arabes à Poi­tiers ; son fils Pépin le Bref, — le Bref, c’est-à-dire le cour­taud, le petit de taille, — avait obtenu du Pape le titre de roi et, à côté de lui, le jeune prince Charles com­men­çait à faire remar­quer la bra­voure et le génie qui lui vau­dront le sur­nom de « Charles le Grand », Char­le­magne. L’Alsace, alors, était au pou­voir d’un Duc célèbre par sa valeur au com­bat, mais aussi par sa bru­ta­lité : Adal­ric. Rien, jusqu’alors, ne lui avait résisté ; pas un ennemi qu’il n’eût vaincu, pas un ours pour­suivi par ses chiens qu’il n’eût tué. Et pour­tant, un grand cha­grin rava­geait sa vie : sa femme Beres­vinde ne lui avait point donné d’enfant. Déjà il voyait, après sa mort, les belles terres d’Alsace livrées à la rapine des voi­sins, par­ta­gées entre leurs mains avides. Et il se désolait…

Ils se déso­laient tant, Adal­ric et Beres­vinde, qu’ils déci­dèrent de se reti­rer du monde et de s’installer sur un haut som­met des Vosges pour y médi­ter sur leur cha­grin. Ils choi­sirent la butte la plus escar­pée, pro­té­gée d’un côté par l’à-pic et de l’autre par une muraille de rochers infran­chis­sables, et ils y firent bâtir leur nou­veau châ­teau, le «châ­teau haut », le Hohen­burg. Près de sa demeure, Beres­vinde, qui était fort pieuse et ins­truite dans l’Écriture Sainte, ordonna d’élever un couvent où des reli­gieuses prie­raient avec elle pour qu’enfin elle eût un enfant.

Et voici que Dieu enten­dit ses prières. La duchesse put annon­cer à son mari que bien­tôt il aurait une grande joie. Hélas ! courte joie… car la petite fille qui vint au monde, si jolie, si rose et blonde qu’elle fût, avait une infir­mité bien pénible : ses yeux res­taient fer­més. Elle serait aveugle toute sa vie… Quand il apprit cela, le Duc Alda­ric entra dans une colère ter­rible. Ainsi Dieu n’avait exaucé son sou­hait que pour le déce­voir de façon pire encore ! Mieux valait n’avoir pas d’enfant du tout que cette misé­rable petite aveugle ! Le pays entier n’allait-il pas mur­mu­rer qu’une malé­dic­tion pesait sur son sei­gneur ? Aussi quand Beres­vinde demanda quel nom por­te­rait sa fille au bap­tême : « Aucun ! répon­dit le sou­dard. Aucun ! J’interdis qu’on bap­tise cet avor­ton aveugle qui me fait honte ! Qu’on la tue aus­si­tôt et qu’on aban­donne son corps aux cochons ! »

Beresvinde emmène sainte Odile - Catéchisme et scoutismeLa mal­heu­reuse mère eut beau se jeter à genoux, sup­plier son mari de lais­ser vivre la fillette… En vain ! En vain, elle pro­posa de l’emporter, très loin, de la faire élever en cachette, sans jamais révé­ler à qui­conque qui étaient les parents de cette mal­heu­reuse enfant. Alda­ric demeura impla­cable ! Cette fille était sa honte ; qu’elle dis­pa­rût ! Alors, de nuit, Beres­vinde prit le bébé, l’enveloppa chau­de­ment, l’installa dans une cais­sette, et, sor­tant en secret du châ­teau, lança le fra­gile esquif sur la rivière de l’Ehn, dont les eaux lim­pides font tour­ner le mou­lin d’Obernai. Puis, ren­trant dans sa chambre, elle se mit en prière. Dieu, le Dieu Tout-​Puissant, qui sauva le petit Moïse aban­donné au fil du Nil, comme il est rap­porté dans la Sainte Écri­ture, n’aurait-il pas pitié de cette inno­cente créa­ture ?… Conti­nuez à lire »

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Mariage.

Histoire de fidelité et de mariageSuzy regarda le cadran lumi­neux de son réveil. Elle dis­tin­guait mal l’emplacement exact des aiguilles proches l’une de l’autre.

Quelle heure pouvait-​il bien être ?… Une heure dix ou deux heures cinq ? De toutes façons, minuit était lar­ge­ment passé ; la mai­son désor­mais bien endor­mie, la rue silencieuse.

Suzy se leva, se glissa jusqu’à l’interrupteur de la lampe élec­trique ; le cœur bat­tant — parce que tout com­men­çait pour elle en cet ins­tant de la grande aven­ture dans laquelle elle avait choisi de se lan­cer — elle alluma.

La lumière bien camou­flée par un carré de tissu épais, se répan­dit discrètement.

Suzy n’eut pas à s’habiller. Elle s’était cou­chée toute vêtue, sachant que cette pré­cau­tion lui gagne­rait du temps et lui évite­rait des pas dangereux.

Elle n’enfila pas ses sou­liers dont les hauts talons fins frap­paient comme deux mar­teaux bavards sur le bois du plancher.

« Si seule­ment j’avais pu pré­pa­rer mes bagages, songea-​t-​elle : mais maman n’a fait qu’aller et venir par toute la mai­son durant la soi­rée… comme si elle redou­tait quelque chose. »

La jeune fille, à contre-​cœur, avait décidé de renon­cer à prendre sa valise. L’objet était entre­posé dans un pla­card pen­de­rie où cha­cun avait accès. Elle se conten­te­rait de son sac de mon­tagne plus dis­crè­te­ment acces­sible et d’un vaste car­ton qui, depuis long­temps déjà, dor­mait plus ou moins inutile sur la plus haute étagère de son armoire.

« J’aurais dû le des­cendre avant la nuit, regretta Suzy, il me faut mon­ter sur une chaise pour l’atteindre. Pourvu que je ne fasse rien tomber ».

Elle décida de décou­vrir un ins­tant la lampe afin d’assurer une meilleure visi­bi­lité durant cette démarche acro­ba­tique. Mais à peine le camou­flage retiré, elle le remit en place avec pré­ci­pi­ta­tion, un bruit sus­pect lui étant par­venu du cou­loir proche.

Un peu de honte gagnait main­te­nant la jeune fille en même temps qu’une peur irrai­son­née. C’était bien la pre­mière fois de sa vie qu’elle agis­sait chez ses parents — chez elle, somme toute — avec des gestes de voleur.

Ce serait la der­nière fois aussi puisqu’elle par­tait à jamais ; cette pen­sée pour­tant la ras­sura mal.

— Papa ! Maman Quelque chose s’attendrissait en son cœur parce que cha­cun ici l’avait tou­jours très ten­dre­ment aimée.

Elle repoussa avec une éner­gie presque déses­pé­rée cette « ten­ta­tion » de fidé­lité aux siens. Le bruit sus­pect s’était pré­cisé dans le cou­loir : Suzy avait reconnu le gri­gno­te­ment fami­lier des souris.

Elle décou­vrit de nou­veau la lampe. Un pâle rayon rose tomba sur la pho­to­gra­phie de Daniel, de Daniel qu’elle aimait, de Daniel qu’elle allait rejoindre. Conti­nuez à lire »

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