Catégorie : II. Les sept sacrements

Histoire pour la catéchèse des enfants - Le chapeletJose­pho a dou­ze ans et a été bap­ti­sé voi­ci une semai­ne. Le Père l’a don­né en exem­ple à ses com­pa­gnons de clas­se, car il sait son caté­chis­me sur le bout du doigt C’est d’ailleurs pour­quoi il por­te aujourd’hui autour du cou un cha­pe­let plus beau que celui de ses cama­ra­des. Per­son­ne cepen­dant ne le jalou­se, car tous savent que c’est une récom­pen­se méri­tée et que par ailleurs Jose­pho est le plus aima­ble gar­çon de l’école. Hier enco­re, il est par­ti avec deux mai­gres pou­lets pour ache­ter des remè­des à sa bon­ne maman qui est très mala­de. Jose­pho l’aime tel­le­ment !

Hélas, il sera bien­tôt orphe­lin, murmure-​t-​on autour de lui et il est le seul catho­li­que de tou­te sa famil­le ! Cepen­dant, tout ce que l’enfant a appris au caté­chis­me, il l’a redit et expli­qué du mieux qu’il a pu à sa mère. Le Père a dit que celui qui meurt aus­si­tôt après son bap­tê­me va droit au Para­dis. Jose­pho vou­drait bien voir sa maman heu­reu­se auprès du « Grand Dieu des Blancs », car elle a tou­jours été bon­ne pour lui. Mais com­ment fai­re ? Tou­te la famil­le s’oppose au bap­tê­me de la mala­de. L’année pré­cé­den­te quelqu’un n’est-il pas mort au vil­la­ge peu après avoir été bap­ti­sé ? C’est le mis­sion­nai­re qui lui avait jeté un mau­vais sort, a mur­mu­ré le sor­cier…

Si aujourd’hui la mère de Jose­pho devient chré­tien­ne elle mour­ra cer­tai­ne­ment aus­si­tôt après ! Tris­te rai­son­ne­ment de ces pau­vres Noirs vic­ti­mes de leur igno­ran­ce et escla­ves de leurs sor­ciers ! La mère de Jose­pho ne les connaît que trop bien… Aus­si donne-​t-​elle à son fils des conseils de pru­den­ce. « Jose­pho, si je meurs bap­ti­sée, tu seras chas­sé de la famil­le ! Où iras-​tu alors ? » Et pour­tant le mis­sion­nai­re l’a dit : « Celui qui meurt aus­si­tôt après le bap­tê­me entre tout droit au ciel ! » Et cet­te nuit sera peut-​être la der­niè­re que maman pas­se sur la ter­re, son­ge Jose­pho. Que fai­re ?
Conti­nuer la lec­tu­re Sa maman du para­dis

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L’Eucharistie.

La Révo­lu­tion fran­çai­se venait d’éclater. Par­tout les égli­ses étaient pro­fa­nées, les prê­tres dénon­cés, tra­qués com­me des bêtes fau­ves, sou­vent fusillés sur le bord des che­mins. Les fidè­les eux-​mêmes voyaient leurs mai­sons enva­hies par des ban­des de for­ce­nés qui mena­çaient de les égor­ger s’ils ne dénon­çaient pas les prê­tres qu’ils connais­saient.
Conti­nuer la lec­tu­re Un Tar­ci­sius bre­ton

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La confirmation

Terreur - La GuillotineC’était au temps de la Gran­de Révo­lu­tion, au pays d’Anjou. La guillo­ti­ne était ins­tal­lée en per­ma­nen­ce à Angers où l’on pour­sui­vait de tous côtés les prê­tres qui n’avaient pas vou­lu quit­ter le pays. Tel était le cas d’un saint curé de vil­la­ge du nom de Noël. Son dévoue­ment à tou­te épreu­ve lui valait d’ailleurs l’admiration des fidè­les et c’était à qui lui pré­pa­re­rait la cachet­te la plus sûre. A la métai­rie de la Comouillè­re, l’abbé Noël se sen­tait par­ti­cu­liè­re­ment chez lui, car on l’y entou­rait de la plus affec­tueu­se véné­ra­tion. René Lan­dry, le fils aîné de la famil­le, avait 12 ans. Il aimait de tout son cœur l’abbé qui le pre­nait sou­vent sur ses genoux et il n’était jamais plus heu­reux que lorsqu’il pou­vait lui ren­dre ser­vi­ce.

Intré­pi­de agent de liai­son, il le rejoi­gnait au fond des bois, lui por­tant des livres ou du lin­ge. Il avait aus­si le secret de lui déni­cher des cachet­tes introu­va­bles afin de per­met­tre au cou­ra­geux confes­seur de célé­brer la Sain­te Mes­se.

leçon de catéchismeDepuis près de trois ans tou­te­fois celui-​ci n’avait pu trou­ver la pos­si­bi­li­té de fai­re fai­re la Pre­miè­re Com­mu­nion aux enfants de sa parois­se. Ayant éta­bli son quar­tier géné­ral dans une fer­me per­due au milieu des bois, il entre­prit d’y pré­pa­rer une ving­tai­ne d’entre eux, dont le jeu­ne René. On ima­gi­ne ce que fut cet­te pré­pa­ra­tion et les leçons don­nées tan­tôt dans un champ de genêts tan­tôt sous une hut­te de char­bon­nier ! Enfin Conti­nuer la lec­tu­re Une confir­ma­tion tra­gi­que

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L’extrême-onction

Histoire pour le KT : Le Général de Caulaincourt conduisant la charge des cuirassiers à la bataille de la Moskova, le 7 Septembre 1812C’était à la san­glan­te bataille de la Mos­ko­wa, où Rus­ses et Fran­çais s’étaient bat­tus avec un achar­ne­ment farou­che. Le géné­ral de Cau­lin­court venait d’enlever les posi­tions enne­mies pour la troi­siè­me fois lors­que la cava­le­rie fran­çai­se, ayant à sa tête le capi­tai­ne Bakel, entra com­me un oura­gan dans les murs de Boro­di­no. Les Rus­ses la saluè­rent par une ter­ri­ble déchar­ge d’artillerie. Le capi­tai­ne Bakel, bles­sé à la jam­be et à l’épaule, tom­ba de che­val. Ses sol­dats le rele­vè­rent et l’emportèrent aus­si­tôt au pas de cour­se sous une pluie de bal­les. Peu à peu le silen­ce se fit sur le champ de bataille… et le vaillant capi­tai­ne, ouvrant les yeux, sou­rit en enten­dant le clai­ron fran­çais son­ner la vic­toire. « Nous som­mes vain­queurs, murmura-​t-​il… J’y comp­tais bien ! »

Cepen­dant le chi­rur­gien man­dé en hâte auprès du bles­sé lais­sa pas­ser vingt-​quatre heu­res avant de venir à son che­vet, tant sa tâche était immen­se. Com­me le sang ne cou­lait plus le major put extrai­re assez facile­ment la bal­le logée dans l’épaule. Il allait se reti­rer en féli­ci­tant le bles­sé de son cou­ra­ge quand celui-​ci ajou­ta : « Et ma jam­be, vous ne la regar­dez pas ? — Com­ment, dit le chi­rur­gien, une jam­be enco­re après l’épaule ! Vous fai­tes du luxe !» Et se pen­chant à nou­veau sur le bran­card il décou­vrit le mem­bre mala­de. Quel effroya­ble engin avait pu rédui­re le pied en cet état ? Le cuir des bot­tes, les chairs hachées, les os broyés, tout cela for­mait une hor­ri­ble plaie affreu­se à voir.

« Mon Capi­tai­ne, dit le major, il n’y a qu’une plan­che de salut ; et sans hési­ter… C’est de vous Conti­nuer la lec­tu­re Le sacre­ment qui gué­rit

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La pénitence

Ce récit est une his­toi­re abso­lu­ment vraie : seuls les noms pro­pres ont été chan­gés. On com­pren­dra aisé­ment pour­quoi.

Roger de Pré­val était élè­ve au col­lè­ge Sainte-​Anne à X, depuis octo­bre. Il avait eu le mal­heur de tom­ber sous la cou­pe d’un mau­vais cama­ra­de, plus âgé que lui, nom­mé Lau­dry. Non seule­ment ce der­nier lui avait pas­sé de mau­vais livres, ensei­gné de vilai­nes cho­ses, mais un soir il l’avait entraî­né à la cha­pel­le poux voler l’argent dépo­sé dans le tronc ! Roger, ter­ro­ri­sé par Lau­dry, avait consen­ti à tout… N’osant avouer ses fau­tes au confes­seur, il s’était tu, accu­mu­lant pen­dant six mois sacri­lè­ges sur sacri­lè­ges. Et voi­ci qu’arrivait pour lui le Grand Jour de la Pre­miè­re Com­mu­nion, la vraie, puis­que à cet­te épo­que on ne fai­sait pas enco­re de com­mu­nion pri­vée.

Dominicain - pour prêche la retraite de première communion des enfants

La retrai­te com­men­ça, prê­chée par un jeu­ne Père domi­ni­cain. Le pré­di­ca­teur rap­pe­la aux retrai­tants les gran­des véri­tés de notre sain­te reli­gion : la mort, le juge­ment, le ciel, l’enfer… Roger, tout ému, repas­sa dans son esprit les nom­breu­ses fau­tes com­mi­ses depuis six mois. Mais que dirait son confes­seur s’il lui avouait seule­ment aujourd’hui sa misè­re ? Le pau­vre petit pen­sa que jamais le prê­tre n’avait enten­du de sem­bla­bles cho­ses… Et pour s’encourager il répé­tait : « Mon Dieu, je vous jure de me confes­ser, mais plus tard, quand je serai sur mon lit de mort ! » Or voi­ci qu’à la veille de la clô­tu­re, le pré­di­ca­teur fit un ser­mon sur la mau­vai­se confes­sion. « On se confes­se mal de deux maniè­res, dit le Père ; en man­quant de contri­tion, c’est-à-dire en ne se repen­tant pas de ses péchés, ou en man­quant de sin­cé­ri­té, c’est-à-dire en cachant volon­tai­re­ment une ou plu­sieurs fau­tes gra­ves. Dans ce der­nier cas on sort du confes­sion­nal enco­re plus cou­pa­ble, car on y est entré sim­ple pécheur et on en sort Conti­nuer la lec­tu­re Un dra­me au col­lè­ge

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